- Non, mais tu les aimes. Ton sens artistique à toi, c'est l'amour des artistes."
Cela est fort bien dit. Mais vulgarisé par mes soins, cela ne donne qu'un statut d'éternelle groupie insatisfaite.
Eternelle, comme cette question que l'on entend autour de soi; quel est mon but ? Mon rôle dans cette vie ? Ma place dans l'humanité ? Ô, cette question, qui laisse indifférents beaucoup des individualistes grossiers que nous sommes, et qui préférons croire qu'elle est l'apanage des gens soumis à un excès de morale, ou à une considération grotesque pour de supposées instances supérieures. Oui, cette question, une nuit, sans préavis, se manifeste. Pas sous la forme d'une idée stimulante et obssédante dans l'esprit. Ni sous celle d'une intuition violente et tempetueuse dans le coeur. Non. Elle est là, calme, assise dans une partie non identifiable, sans doute mélange des deux, elle attend sa réponse en souriant et fait preuve d'une douceur indécente. La réponse ? Mon but est de rendre le plus agréable possible la vie de ma petite personne. D'éxister, d'aimer, de réfléchir, autant que faire se peut. Mon statut est celui d'un parasite useless qui ne s'ignore plus, et qui est en conflit d'interêt permanent avec tous ceux qui s'ignorent encore.
Dès lors, tu réalises, cesses de te plaindre, de te victimiser. Les shémas classiques qui incessamment se répètent ? Le mal que l'on te fait ? Tous ce que tu veux, que tu n'obtiens jamais ?Tout, absolument tout est ta faute. Toutes ces choses dont on aime accorder l'origine à un hasard vilain, à la malchance, la fatalité, ne sont dues qu'à nous-mêmes. Et à ce juste retour des choses, lui aussi dû à nos seuls actes, parce que l'inconscient est une chose bien faite et juste.
Pourquoi cet article ? Qu'est ce qu'il est ? Rien, sinon le délire nocturne d'une post L pré Psycho, gerbante, jalouse et excessive. Oui, moi aussi je saurais m'en convaincre, mais pour l'instant, mon thé/clope a une saveur déconcertante